Monnaie Libre n°26 TRM 2.718 monnaie libre, définition et fondement

Dans cet épisode « Monnaie Libre » approfondit la Théorie Relative de la Monnaie sous l’angle de son fondement, à savoir la définition axiomatique d’une monnaie libre. Une monnaie doit-elle être libre selon ses caractéristiques propres en tant qu’outil ou bien selon les libertés de l’homme qui l’utilise ?

La TRM prend résolument le parti de l’homme. Et c’est sur cette base fondamentale que son principe de relativité se déploie pour déterminer comment une monnaie peut respecter les libertés des hommes qui la prennent comme instrument commun. La réflexion aboutit alors à des classes de solutions non-arbitraires, ce qui permet ainsi d’identifier aisément les monnaies libres ou non-libres.

TRM

Illustration de couverture TRM 1.0

Musique Creative Common by sa « lovely » de Tryad.
Générique GNUArt « no more dreams » de nighter

cc-by-sa Monnaie Libre


Commentaire

Monnaie Libre n°26 TRM 2.718 monnaie libre, définition et fondement — 3 commentaires

  1. Il faudrait trouver un hébergeur de rss audio (podcast) avec une interface à la soundclound pour caler son commentaire à un moment précis.

    Pour l’instant c’est de l’utopie… Tout comme l’application qui convertirait à la volée les chaînes youtube et dailymotion en rss audio utilisable dans les lecteur de podcast…

    Bref, je voulais faire un commentaire ou deux, à un ou deux moment précis du podcast, mais j’ai oublié. Quoiqu’il en soit merci, je commence à mieux comprendre la grille de lecture que tu propose. Et je partage ton intuition, sur le calcul mathématique d’un dividende universel permettant à chaque citoyen de recevoir la même part de l’outil monétaire, qu’il naisse aujourd’hui ou dans 150 ans.

    En parlant de relativité des valeurs… J’ai des valeurs différentes des tiennes… Pas facile à expliquer. Un ressenti moins « positiviste » peut-être, et plus « sociologique » (nos choix collectifs, politiques, symbolique… nous sont aussi vitale que nos libertés individuelles. Les liens nous libèrent aussi). Par exemple, pour parler clair, les libertariens sont pour moi aussi irréalistes et dogmatiques que les marxistes-léninistes, mais il m’arrive de lire avec intérêt et les uns et les autres, comme une espèce de nécessaire « bio-diversité bio-politique » 😉

    Juste une remarque pratique. Ce qui me gène avec une monnaie fondante basé e sur une augmentation du dividende de 5 à 10% par an, c’est que j’imagine une société dont la productivité augmente moins rapidement (2 à 3 % par an), d’où une « inflation » des prix assez importantes. Je n’y vois aucun problème économique, mais juste une problème pratique : comment s’adapter à des prix qui évoluent sans cesse ? En ce qui me concerne, cela me posera des problèmes pour pouvoir évoluer facilement le rapport qualité-prix d’un produit ou d’un service. A vrai dire, ça m’en pose encore pas mal avec l’euro…

    Ensuite une crainte… comment éviter que tout les possédants les plus importants boycotte une monnaie libre, symétrique dans le temps, et donc fondante… puisqu’ils ont intérêt à une monnaie qui puissent leur servir à thésauriser, et qui soit donc le moins possible fondante ? En abordant cette question sous un autre ordre, peut-être : Pourquoi tant de cubains veulent des dollars ?

    Concernant les monnaies alternatives je suis intéressé par les expérimentations du type openUDC et les monnaies locales… Mais l’idée qu’elles puissent être fluctuantes par rapport à ma monnaie de référence, l’euro, risque de me rendre la vie très compliquée. Suis-je capable d’être bilingue ou trilingue, monnétairement parlant ?

    Une dernière question : théoriquement le dividende universel et l’aspect fondant de la monnaie ne peuvent « remplacer » qu’en partie la fiscalité et la redistribution actuelle ?

    • « Je n’y vois aucun problème économique, mais juste une problème pratique : comment s’adapter à des prix qui évoluent sans cesse ? »

      C’est un faux problème. Car le DU étant fixé et adapté en permanence à la masse monétaire en valeur quantitative, sa valeur relative reste stable. Toujours. Donc on peut afficher les prix en DU. Exemples : un PC = 2 DU, une automobile = 30 DU, une baguette de pain = 0,001 DU etc…

      On peut tout afficher en DU, y compris son compte en banque. Cela ne gêne donc que ceux qui ne connaissent pas la relativité de tout référentiel de mesure.

      C’est d’ailleurs ce que réalise déjà la fameuse « courbe de Friggit » affichant l’évolution prix de l’immobilier en quantité de « salaire moyen » au lieu du « revenu de base ». On peut le faire pour l’or, la bourse, les matières premières, n’importe quoi.

      « Ensuite une crainte… comment éviter que tout les possédants les plus importants boycotte une monnaie libre, symétrique dans le temps, et donc fondante… puisqu’ils ont intérêt à une monnaie qui puissent leur servir à thésauriser, et qui soit donc le moins possible fondante ? »

      Il n’y a rien à « éviter » selon la TRM car il n’y a pas véritablement de « possédants ». Ni en terme de prétendues « valeurs » considérées comme absolues, ni en terme d’individus puisque ils sont tous inscrits dans le temps donc mortels. « éviter » suppose de définir ce qui serait « bien » ou « mal » de façon absolue.

      La réponse est que si 99 hommes choisissent une monnaie, le 100ième n’a pas de possibilité de nier cette monnaie, il doit en prendre acte et faire avec elle, sinon il s’exclut de lui-même de la fluidité universelle des échanges et doit trouver un autre moyen d’échanger. Donc le choix de chacun reste parfaitement libre et il n’y a rien à éviter. Il y a une monnaie libre que l’on peut librement développer et adopter, c’est tout.

      « Pourquoi tant de cubains veulent des dollars ? »

      Sans doute que les caractéristiques de leur propre monnaie leur semble moins libres que le dollar lui-même. Voilà la réponse d’un relativiste.

      La monnaie Cubaine est-elle créée sur la base des 3 libertés individuelles et du principe de relativité ? Le dollar ne l’est sans doute pas non plus, mais sans doute est-il plus proche de la liberté que la monnaie incriminée. Cela n’en fait pas pour autant une monnaie véritablement libre. Entre deux maux on choisit le moindre.

      « Suis-je capable d’être bilingue ou trilingue, monnétairement parlant ? ».

      Ce serait une erreur de penser que la liberté ou quoi que ce soit puisse s’obtenir sans efforts.

      « théoriquement le dividende universel et l’aspect fondant de la monnaie ne peuvent « remplacer » qu’en partie la fiscalité et la redistribution actuelle ? »

      Théoriquement il le peut en totalité. En pratique, partant d’une base, il ne le peut qu’en partie. Il ne faut donc pas réduire une suite Un à sa Limite n->infini Un = L, pas plus que prendre L pour la propriété fondamentale de Un.

      Un relativiste pense non pas en « vrai » ou « faux », il pense M(t+dt) = M(t) + dM

      de sorte qu’il pense en changement différentiel tout ce qui est porté à son analyse.

  2. Merci pour tes réponses précises.
    Je n’avais pas imaginé d’afficher les prix relativement au dividende universel. Ça rendrait effectivement la monnaie beaucoup plus ergonomique. (Et j’ai déjà tendance à calculer en pourcentage du SMIC, c’est facile en ce moment).
    On peut imaginer, avec un peu de transparence dans les commerces, des bases données ouverte qui renseigne clairement sur les prix moyens de telle ou telle produits ou services, avec une correspondance en milidiv (exemple : 0,001 pour la baguette de pain blanc non-biologique).

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